06/02/2026

Vers une viticulture plus équilibrée

Les chauves-souris, alliées discrètes des vignerons face aux vers de la grappe


Dans un contexte viticole marqué par la recherche de solutions plus durables et respectueuses de l’environnement, une étude récente met en lumière un acteur souvent méconnu mais particulièrement efficace : la chauve-souris. Selon les données relayées par Vitisphere, la présence de ces mammifères insectivores permettrait de réduire jusqu’à 14 % les dégâts causés par les vers de la grappe dans les vignes  .



Un ravageur bien connu des viticulteurs



Les vers de la grappe, issus notamment de papillons nocturnes, constituent une menace récurrente pour la vigne. En s’attaquant aux grappes, ils fragilisent les raisins et favorisent le développement de maladies secondaires, avec un impact direct sur le rendement et la qualité de la récolte. Traditionnellement, leur contrôle repose sur des traitements phytosanitaires ou des dispositifs de confusion sexuelle, solutions efficaces mais parfois coûteuses ou contraignantes.



Le rôle clé des chauves-souris



Les chauves-souris se nourrissent principalement d’insectes nocturnes, dont les papillons responsables des vers de la grappe. En chassant ces insectes adultes avant qu’ils ne pondent, elles agissent en amont du problème. L’étude citée par Vitisphere montre qu’une activité significative de chauves-souris dans et autour des parcelles viticoles se traduit par une baisse mesurable des infestations, évaluée à environ 14 %.



Une solution naturelle et complémentaire



L’intérêt de cette régulation biologique est double. D’une part, elle contribue à réduire la pression des ravageurs sans recourir systématiquement aux intrants chimiques. D’autre part, elle s’inscrit dans une démarche globale de préservation de la biodiversité, de plus en plus valorisée dans les cahiers des charges et auprès des consommateurs.


Concrètement, favoriser la présence des chauves-souris passe par des actions simples : installation de gîtes adaptés, maintien de haies et de zones naturelles, limitation de l’éclairage nocturne excessif. Ces aménagements, peu coûteux, peuvent renforcer l’efficacité des stratégies de lutte existantes.

Sans prétendre remplacer l’ensemble des méthodes de protection des cultures, les chauves-souris apparaissent comme des auxiliaires naturels crédibles et efficaces. Leur contribution à la réduction des dégâts illustre l’intérêt de mieux intégrer les équilibres écologiques dans les pratiques agricoles.


À l’heure où la viticulture cherche à concilier performance économique, exigences réglementaires et attentes sociétales, ces résultats rappellent qu’une partie des solutions se trouve parfois déjà dans la nature, à condition de lui laisser une place.

https://www.vitisphere.com/actualite-105960--14-de-degats-de-vers-de-la-grappe-dans-les-vignes-grace-aux-chauves-souris.html


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